Le Mobile money gabonais affiche une dynamique robuste au troisième trimestre 2025, selon la Note de conjoncture sectorielle publiée par le ministère de l’Économie et des Participations. Le chiffre d’affaires du secteur se raffermit de 7% par rapport au trimestre précédent et progresse de 14,5% en glissement annuel.
Cette performance s’explique par l’essor des produits spécifiques et par le dynamisme des actions commerciales menées par les opérateurs, qui renforcent l’adoption des services financiers numériques dans un pays où l’accès bancaire demeure limité.
Les transactions mobiles money se consolidant, leur volume s’accroît de 3,6% sur le trimestre et de 12,7% en glissement annuel, démontrant une utilisation quotidienne accrue et une consolidation de ce service comme un élément clé des échanges financiers au Gabon.
Côté souscriptions, le nombre total de comptes progresse de 2,41% au troisième trimestre 2025, avec une hausse annuelle de 7,6%. Les comptes actifs se consolident de 3,5%, tandis que les comptes non actifs enregistrent une légère progression de 1,81%, reflétant une base d’utilisateurs de plus en plus stable et étendue.
Les produits spécifiques du Mobile money enregistrent des performances remarquables. Les dépôts avancent de 6,7%, et les retraits de 10,9%. Plus marquants encore, les paiements bondissent de 21,2% et les transferts internationaux hors zone Cemac de 21,0%, rendus possibles par une diversification des partenaires marchands et des supports de transfert.
Les transferts nationaux augmentent de 11,4% et ceux intra-Cemac de 14,7% au T3 2025, avec des progressions annuelles respectives de 23,5% et de 50,9%. Cette dynamique est portée par des offres plus attractives, des tarifs plus accessibles, une rapidité d’exécution accrue et la multiplication des partenariats, renforçant le Mobile money comme un moteur d’inclusion financière dans le pays.
Dans ce contexte, le Mobile money s’affirme comme un pilier essentiel des échanges financiers au Gabon, contribuant à élargir l’accès aux services financiers numériques et à soutenir l’inclusion financière dans un paysage bancaire encore partiellement couvert.




