Gabon: le gouvernement menace France 24 après Sylvia Bongo
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Gabon: le gouvernement menace France 24 après Sylvia Bongo

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La Rédaction LBV.ga
8 mars 202621:03
Le ministre Germain Biahodjow dénonce des contre-vérités dans l’interview de Sylvia Bongo Ondimba et envisage une suspension des émissions.

Le Gabon réagit, dimanche 8 mars 2026, à l’interview accordée par Sylvia Bongo Ondimba à France 24, qui a suscité une vague de réactions dans la capitale et au-delà. Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, organise une conférence de presse pour dénoncer des « contre-vérités et des récits déformés » et avertir les médias étrangers d’une possible suspension.

Selon les explications du ministre, les autorités gabonaises ont bénéficié d’un traitement conforme aux règles de droit et au respect de la dignité humaine pendant la détention de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils Noureddin Bongo Valentin. Il inscrit ce déploiement dans le cadre de la Transition post-août 2023 dirigée par Brice Clotaire Oligui Nguema, mettant en avant un contexte qu’il présente comme exemplaire en matière de réformes et de respect des institutions.

Germain Biahodjow cible particulièrement France 24 pour son « manque de rigueur journalistique », estimant que la chaîne n’a pas pris le temps de vérifier la véracité des informations fournies par l’ancienne première dame avant leur diffusion. « Il s’agit pour le Gabon de condamner l’attitude de France 24 qui n’a pas pris du temps pour vérifier la véracité des informations données par l’ancienne première dame avant leur diffusion », affirme-t-il. Il rappelle que la liberté d’expression est garantie par l’article 14 de la Constitution, mais encadrée par l’article 26, justifiant ainsi la réaction du gouvernement.

Face à ce qu’il décrit comme des campagnes de désinformation relayées par des médias étrangers, le ministre affirme que l’État se réserve le droit de prendre toutes les mesures souveraines nécessaires. « Si cette attitude de la diffusion sur le territoire national des informations insuffisamment vérifiées et traitées persiste, le gouvernement de la République se réserve le droit souverain de suspendre l’émission de ces vidéos sur notre territoire à titre conservatoire », prévient-il, tout en laissant la porte ouverte à un droit de réponse afin d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale.

Le propos s’inscrit dans une logique de préservation de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions, a-t-il ajouté, appelant à une responsabilité accrue des chaînes internationales avec lesquelles le Gabon entretient des liens historiques pour éviter d’altérer l’image positive d’une transition pacifique et réformatrice.

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