Au Gabon, dans le cadre de l'assainissement des finances publiques, le gouvernement a lancé une offensive de contrôle administratif d'envergure.
Lors d'une séance de travail stratégique du mercredi 4 mars, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, dresse un bilan alarmant sur les effectifs de l'État et les pratiques d'absentéisme.
Selon les données consolidées, 1 756 agents publics sont actuellement déclarés en abandon de poste.
Cet abandon représente une hémorragie financière pour le Trésor public, l’État continuant de verser des salaires à des personnes qui ne se présentent plus à leur poste, pour un montant total estimé à 8 milliards 181 millions de francs CFA.
Face à ce constat, des conseils de discipline seront prochainement convoqués, et des radiations définitives pourraient être prononcées à l’encontre de ces agents sans raison valable.
Au-delà des abandons de poste, l’audit en cours vise à s’attaquer aux racines structurelles de la fraude par l’intégration du NIP afin d’aboutir à un fichier biométrique unique et éradiquer les effets des multi-matricules qui permettent à certains individus de percevoir plusieurs rémunérations.
Hermann Immongault a averti que ce dossier ne restera pas sans suites administratives et judiciaires, les responsables devant rendre compte devant la justice.
Selon le vice-président, cette opération de « nettoyage » n’est pas seulement budgétaire: elle répond à un impératif d’équité sociale, notamment en libérant des postes indûment occupés pour créer un appel d’air en faveur des diplômés gabonais en attente d’intégration.




