Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, Maurice Ntossui Allogo, a lancé, le 3 mars, une mission stratégique de terrain afin d’évaluer les pratiques de gestion durable des forêts et de l’environnement à travers le pays. Fidèle à la feuille de route présidentielle, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un effort pour dynamiser le secteur bois, atténuer les impacts du conflit homme-faune sur les populations rurales et formaliser la filière viande de brousse.
Notre objectif est clair : transformer les défis environnementaux en opportunités de développement souverain, déclare le ministre, qui précise que la tournée a pour but de relancer la dynamique du secteur et de poser les bases d’une gestion responsable de la faune sauvage tout en renforçant les infrastructures et les dispositifs de protection.
La première étape a conduit le voyageur ministériel à Koumameyong, dans le département de la Mvoung (Ogooué-Ivindo). Sur place, il évalue les installations de la coopérative Le Chant des Champs, où une clôture électrique financée par l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique centrale (Cafi) protège les cultures vivrières des incursions animales. Un responsable local témoigne: «Cette barrière n’est pas qu’un rempart physique ; elle redonne espoir aux agriculteurs».
Cette étape est suivie par l’inspection d’une brigade spécialisée dans le conflit homme-faune, chargée des battues administratives, de la chasse durable et de l’assistance aux victimes. «Ces unités de première ligne sont essentielles pour une réponse rapide et humaine aux menaces quotidiennes», souligne Maurice Ntossui Allogo, qui appelle à leur renforcement immédiat.
Le clou du déplacement réside dans la relance des activités de l’entreprise forestière IBMG à Booué, chef-lieu du département de la Lopé, et la reprise de production exploitée sous la bannière de la Société nationale des sois du Gabon (SNBG). Capable de livrer environ 120 m³ de bois par jour en première et deuxième transformation, l’unité emploie 60 Gabonais et constitue un levier pour l’économie locale et la souveraineté forestière. «Relancer IBMG, c’est allier performance industrielle à l’emploi durable, au service de notre souveraineté forestière», conclut le chef du département des Eaux et Forêts.




