À Libreville, le 11 mars 2026, le gouvernement a officiellement lancé les travaux du comité tripartite réunissant l’État, les employeurs et les travailleurs, sous la présidence d’Hermann Immongault, vice-président du gouvernement. L’objectif est de finaliser le cadre des premières élections professionnelles au Gabon.
Les assises visent à définir les modalités d’organisation du scrutin et à structurer le paysage syndical afin de renforcer la qualité du dialogue social entre les partenaires.
Pour la ministre du Travail, Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, «Ces élections revêtent une importance capitale. D’abord parce qu’elles permettront de franchir une étape décisive, celle de passer d’une représentativité présumée à une légitimité démocratiquement établie. Jusqu’à présent, la reconnaissance des organisations reposait essentiellement sur les acquis historiques. Désormais, elles devront reposer sur l’expression libre et souveraine des travailleurs à travers les urnes».
Elle a également précisé que cette évolution répond à la nécessité de disposer d’interlocuteurs sociaux solides dans le contexte actuel de transformation institutionnelle et économique du pays: «Le Gabon, qui se construit aujourd’hui, a besoin d’interlocuteurs sociaux forts, crédibles et incontestables, capables de porter la voix des travailleurs dans un cadre de dialogue responsable et constructif».
La mission confiée aux membres du comité est double: finaliser le cadre réglementaire, technique et organisationnel du scrutin et garantir la neutralité, la transparence et la crédibilité de l’ensemble du processus électoral.»
À l’issue de ces travaux, une commission devrait être mise en place pour assurer la poursuite de la préparation et ouvrir la voie à l’organisation des toutes premières élections professionnelles dans le pays, destinées à redéfinir la représentativité des organisations syndicales.




