Le 13 mars 2026 à Libreville, le ministre de la Justice, Augustin Emane, reçoit Lionel Ella Engonga, président de l’ONG SOS Prisonniers, accompagné de Jeanne Rigaudeau, chargée de projet terrain-Gabon de l’ONG française Agir Ensemble pour les Droits Humains, pour présenter le projet Dignité en détention, lancé en février 2025 pour deux ans.
Au centre des échanges, cette initiative vise à instaurer un dialogue avec les acteurs de la chaîne pénale et les agents de l’administration pénitentiaire, tout en contribuant au maintien des liens entre les détenus et leurs familles. Une permanence téléphonique et un accompagnement des personnes privées de liberté ont été mis en place.
Le programme s’articule autour de plusieurs axes: le renforcement des capacités de l’ONG afin de consolider les coordinations provinciales à Mouila, Port-Gentil, Oyem, Tchibanga et Franceville; des actions de sensibilisation sur les droits humains et la réalité du milieu carcéral; l’organisation d’ateliers d’échanges avec les personnels de la sécurité pénitentiaire; et la création d’un site Internet destiné à vulgariser les textes de loi et les conventions internationales ratifiées par le Gabon.
Selon les responsables, les premières actions ont permis d’effectuer 142 visites de suivi juridique dans les établissements pénitentiaires, contribuant à la libération de 23 détenus et à 156 appels téléphoniques entre détenus et leurs familles grâce à la permanence téléphonique.
Lors de la rencontre, M. Engonga a sollicité la désignation d’un point focal au sein du ministère afin de faciliter la participation de l’ONG aux appels d’offres lancés par certains organismes internationaux, et a plaidé pour le retour à trois jours de visites hebdomadaires dans les établissements pénitentiaires, contre un seul jour depuis la pandémie de COVID-19, ainsi que pour l’intégration de SOS Prisonniers dans la délégation gabonaise appelée à Genève pour la présentation du rapport du Gabon devant le Comité contre la torture.
En réponse, le ministre a salué les actions menées et indiqué que ces sollicitations pourraient être examinées conformément aux procédures administratives en vigueur.




