La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) déploie ses agents sur le terrain à partir de ce lundi 9 mars 2026 pour vérifier l’application de la nouvelle mercuriale, c’est‑à‑dire la grille tarifaire fixée par l’État. Cette opération survient après une phase de sensibilisation menée du 24 février au 8 mars auprès des opérateurs économiques et marque le passage à la phase de contrôle.
Dans le cadre de cette opération, les importateurs, grossistes, demi‑grossistes et détaillants sont particulièrement ciblés. La mercuriale concerne 105 produits, comprenant des denrées de première nécessité, des matériaux de construction et certains dérivés du bois. L’objectif est de s’assurer que les prix pratiqués se conforment bien à ceux fixés par la grille tarifaire.
Selon les informations relayées lors de l’émission « Le gouvernement s’exprime », le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, a annoncé cette démarche et a précisé que les premières vérifications se dérouleraient principalement dans les communes du Grand Libreville avant d’être étendues au reste du territoire.
Au cœur de l’opération figure une vérification méthodique des prix affichés et pratiqués sur les points de vente afin de mesurer l’effectivité de la grille tarifaire et, le cas échéant, d’agir contre les pratiques déviantes. Cette démarche s’inscrit aussi dans une logique de rééquilibrage du marché et de soulagement des consommateurs face à la hausse du coût de la vie.
Les autorités indiquent que, si l’initiative privilégie une approche pédagogique lors des premiers contrôles, la réglementation prévoit des sanctions en cas de non‑conformité. Les mesures possibles vont des pénalités financières à des décisions administratives plus contraignantes, telles que la suspension ou le retrait de l’agrément commercial.
Par ailleurs, l’État mise sur la mise en œuvre prochaine d’une centrale d’achats, présentée comme un levier pour mieux encadrer les circuits d’approvisionnement et stabiliser les prix. Cette perspective vise à apporter un répit aux consommateurs gabonais et à renforcer la traçabilité des flux, en parallèle des contrôles sur le respect de la mercuriale.
En somme, cette offensive du DGCCRF s’inscrit dans une démarche volontariste pour contenir la vie chère et restaurer un équilibre entre offre et demande, tout en préparant le terrain à des instruments structurels tels que la centrale d’achats.




