Depuis l’étranger où il poursuit des soins médicaux, Ali Bongo Ondimba s’adresse à l’occasion du 58ᵉ anniversaire du Parti démocratique gabonais (PDG), célébré le 12 mars 2026, pour évoquer l’avenir du mouvement historiquement dominant au Gabon.
Dans un discours marqué par des enjeux internes et une projection politique, l’ancien président affirme: « Je ne briguerai plus de mandat national », précisant que cette décision est mûrement réfléchie, pleinement assumée et irréversible. Cette déclaration s’inscrit dans ce qu’il présente comme une étape de son engagement politique dédiée à la transmission et à l’accompagnement d’une nouvelle génération de responsables.
Il précise que son temps n’est plus à la conquête personnelle et qu’il entend désormais mettre son expérience au service de la reconstruction du PDG et de la formation de nouveaux cadres politiques.
Sur le plan organisationnel, Ali Bongo réaffirme se considérer comme le président légal du PDG depuis le congrès de 2009 et affirme n’avoir jamais démissionné de cette fonction. Il conteste toutefois la légitimité du directoire mis en place en mars 2024, qualifiant cette direction de « constituée en violation des statuts » et affirmant que les décisions prises depuis lors sont « nulles et non avenues » selon lui.
Face à ce constat, il appelle au retour à la « légalité statutaire » afin de permettre une réorganisation du parti et la tenue ultérieure d’un congrès régulier.
Au-delà de la crise interne, l’ancien chef d’État esquisse une perspective de refondation du PDG, qui passerait par une réforme des statuts permettant de dissocier la présidence du parti de la désignation du candidat à l’élection présidentielle. L’objectif, selon lui, est de favoriser l’émergence de nouvelles figures capables de porter les couleurs du PDG lors des prochaines échéances électorales.
Dans ce contexte, le 12 mars 2026 s’inscrit comme une étape marquante de l’histoire du PDG, alors que le Gabon traverse une période de transition après le coup d’État du 30 août 2023 et la crise qui touche la formation longtemps dominante.




