Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mickolo, a annoncé ce jeudi 12 mars 2026 un non-lieu dans l’affaire opposant Lucie Biloghe à l’ancien ministre des Mines et homme d’affaires Hervé Patrick Opiangah. Faute de charges suffisantes, la procédure est classée, entraînant la restitution des biens saisis lors des perquisitions menées dans le cadre de l’enquête.
Réuni face à la presse nationale et internationale à Libreville, le magistrat a apporté des clarifications sur l’évolution judiciaire de ce dossier. Selon lui, les investigations menées par les services compétents n’ont pas permis d’établir l’existence des infractions initialement alléguées ni d’engager la responsabilité pénale de l’intéressé.
La procédure trouve son origine dans les accusations formulées par Lucie Biloghe, ancienne compagne de l’homme d’affaires, qui évoquait des faits présumés d’atteinte aux mœurs. L’enquête a donné lieu à plusieurs actes de procédure, notamment une perquisition au domicile d’Hervé Patrick Opiangah, opération qui a permis la saisie de plusieurs biens, dont des espèces et divers objets de valeur.
Ces éléments ont été placés sous scellés judiciaires et consignés dans un rapport établi par le parquet. Toutefois, à l’issue de l’instruction, les éléments réunis par les enquêteurs n’ont pas permis d’établir des charges suffisantes susceptibles de justifier la poursuite de l’action publique.
En conséquence, le parquet de la République a procédé à la restitution des biens saisis au cours de la procédure, par voie d’huissier de justice, conformément aux dispositions encadrant la gestion des scellés judiciaires lorsque les poursuites pénales ne peuvent être maintenues.
À travers ce point de presse, le ministère public a rappelé que les mesures de saisie opérées dans le cadre d’une enquête pénale demeurent strictement encadrées par la loi et doivent être levées lorsque les charges s’avèrent insuffisantes pour soutenir l’action publique. Cette décision marque ainsi l’issue procédurale d’un dossier qui avait suscité une vive attention médiatique et politique ces derniers mois.




