À la date du 15 janvier 2026, la reprise des cours annoncée par le collectif S.O.S Éducation a été marquée par un constat d’échec dans de nombreux établissements scolaires au Gabon. Hier, les élèves ont constaté l’absence de cours dans plusieurs classes, suscitant confusion et mécontentement parmi les parents.
La grève, qui a débuté avant les fêtes de fin d'année, continue de paralyser une partie des activités éducatives. De nombreux élèves, affectés par cette situation, ont été vus quittant leurs établissements scolaires, certains après avoir appelé leurs parents pour être récupérés. Dans plusieurs collèges, des surveillants ont même dû intervenir pour expulser des élèves qui attendaient en vain un enseignant.
Sur le terrain, les témoignages des élèves corroborent cette réalité. À l'école publique Martine-Oulabou, par exemple, un piquet de grève s’est installé devant le portail, tandis que dans d'autres établissements, les enseignants se retrouvent présents sans dispenser de cours. Les chefs d'établissements, qui préfèrent rester anonymes, ont souligné la complexité d'une situation qui ne correspond pas à une grève formelle, mais qui impacte néanmoins la fluidité de la rentrée scolaire.
Dans le lycée national Léon-Mba, les élèves de terminale ont exprimé leur frustration face à l'absence de cours. De nombreux élèves ont indiqué que, depuis le matin, les classes demeuraient désertes. Tandis que certains professeurs assurent des cours dans des classes, d'autres restent inactifs, ajoutant à l’ambiguïté de la situation actuelle.
Dans un contexte plus large, le gouvernement gabonais a engagé une série de mesures pour régulariser la situation administrative et financière de près de 3000 enseignants, comme annoncé lors des négociations menées le 11 janvier. Cette démarche vise à restaurer un climat de confiance dans le système éducatif et à faciliter la continuité des cours. Malgré ces efforts, les répercussions de la grève sur le quotidien des élèves et le déroulement du calendrier scolaire restent palpables.
En résumé, bien que des annonces de reprise aient été faites, la réalité sur le terrain témoigne d’une persistance de la grève et d’une continuité des perturbations dans l'enseignement public gabonais. Les enjeux éducatifs sont conséquents et nécessitent une attention particulière des autorités compétentes pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation scolaire.
