À Libreville, la 27e session ordinaire du Comité de direction du Pool énergétique de l’Afrique centrale (PEAC) s’est ouverte ce jeudi 5 mars sous la houlette du ministre gabonais de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye. Organisée par la SEEG et la Société de Patrimoine, la rencontre réunit douze sur treize sociétés membres, parmi lesquelles LCDE du Congo, ENEO du Cameroun, la SEEG et la Segesa de la Guinée équatoriale.
Les travaux, placés sous l’égide du Gabon, cofondateur du PEAC en 2003, visent à renforcer l’intégration énergétique régionale face à une demande croissante en électricité fiable et propre. Il s’agit notamment de sécuriser l’approvisionnement électrique, de coordonner les infrastructures régionales et d’intégrer les marchés nationaux pour constituer un marché régional de l’électricité.
Énergie est présentée comme un pilier essentiel du développement durable, vecteur d’inclusion sociale et moteur de transformation économique. Au menu figurent l’examen des recommandations des experts sur les faits saillants, les décisions antérieures, l’état des projets, le rapport d’exécution du plan d’action 2025, le rapport financier 2025, le rapport social, le plan d’action et le budget 2026, ainsi que le rapport d’audit 2025 et le protocole GEIDCO-PEAC, l’addendum BM-PEAC-IRA MPA et le renouvellement du mandat du chef administratif et financier.
Le maire de Libreville, Pierre Mathieu Obame Etoughe, a souligné l’énergie comme « pilier essentiel du développement durable, vecteur d’inclusion sociale et moteur de transformation économique », insistant sur l’impact quotidien dans les hôpitaux, écoles et entreprises, en accord avec la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, a rappelé le rôle de cofondateur du Gabon et les avancées, citant notamment le contrat SEEG-Segesa de 2023 et évoquant la future centrale de Kinguélé-Aval qui renforcera la production nationale, sa mise en exploitation visant à accroître cette capacité. Il a ajouté que l’État demeure engagé dans la modernisation et le renforcement des infrastructures de production.
Le président du Comité, Rui Pereira Do Amaral Gourgel, a rendu hommage au Gabon et à ses partenaires – UE, BAD et Banque mondiale – citant comme exemple l’inauguration, en février 2025, d’un projet transfrontalier avec la Guinée équatoriale. Il a mis l’accent sur les interconnexions transfrontalières et les réformes institutionnelles pour une énergie fiable, vecteur de croissance économique et de développement durable en Afrique centrale.
Pour ouvrir officiellement les travaux, le ministre Tonangoye a salué la forte présence des membres et les réalisations concrètes, notamment les interconnexions Bitam-Ebibeyin et Oyem-Mengomo. « Nos frontières ne sont pas des barrières, mais des passerelles », a-t-il déclaré, prônant la convergence technique de nos réseaux nationaux.
L’objectif central demeure la construction d’un marché régional interconnecté, attractif pour le privé, fondé sur une convergence technique des réseaux, une solidarité opérationnelle et des réformes audacieuses, afin d’accélérer la production, le transport et l’accès universel à l’énergie. Les participants entendent ainsi favoriser des partenariats public-privé (PPP) bancables, une harmonisation réglementaire et des corridors énergétiques intégrés.
Les débats et les décisions attendues visent à renforcer la résilience énergétique de l’Afrique centrale, en ligne avec les priorités du président Oligui Nguema. Au‑delà des avancées techniques et financières, l’objectif est l’accès universel à l’eau et à l’électricité grâce à une meilleure coopération régionale et à une mutualisation des ressources énergétiques, souvent abondantes mais inégalement distribuées.




