Depuis janvier 2026, une nouvelle taxe forfaitaire d'habitation est en vigueur au Gabon, touchant l'ensemble des logements, qu'ils soient résidentiels ou professionnels. Cette taxe repose sur une classification des zones géographiques et s'accompagne d'un mécanisme de prélèvement mensuel, intégré à la facturation d'électricité de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). L'objectif affiché par le gouvernement consiste à simplifier la collecte et à garantir un flux de recettes plus stable.
Le dispositifs de cette taxe, comme précisé par la Direction générale des impôts (DGI), prévoit que les montants varient en fonction des zones, avec une fourchette comprise entre 1 000 et 30 000 FCFA par mois dans le Grand Libreville. Cette approche introduit une logique de progressivité territoriale, tenant compte du niveau d'urbanisation et de la diversité économique des quartiers. La réalisation de ce projet vise à élargir l'assiette fiscale et à optimiser les ressources financières attribuées à la mise en œuvre des priorités publiques.
Dans un contexte de recherche d'équité contributive, le rendement de cette taxe est estimé à environ 2,8 milliards de FCFA. Toutefois, des interrogations subsistent concernant le taux exact appliqué à cette nouvelle taxe, en particulier pour les ménages, qui ont déjà dû composer avec diverses autres impositions. Les taxes précédemment en place, dont l'une avait été plafonnée à 2 % lors de son adoption en 2018, soulèvent des inquiétudes sur l'éventuel alourdissement du fardeau fiscal, particulièrement au moment où de nombreux Gabonais font face à des difficultés économiques croissantes.
La mise en œuvre de cette taxe s'inscrit dans un vaste cadre réformateur, destiné à renforcer les finances publiques, à soutenir les services publics et à favoriser le développement économique. Dans ce paysage fiscal en constante évolution, les répercussions de la nouvelle taxe d'habitation constituent un enjeu crucial, soulevant des défis tant pour l'État que pour la population. Alors que les modalités précises de prélèvement et de tarification deviennent progressivement connues, l'impact sur le pouvoir d'achat des ménages gabonais reste une question d'actualité qui exige une attention continue.
